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Villages du Val Durance : Mollégès

Un peu d' histoire :

L'histoire de Mollégès est caractérisée par la nécessité, pour les hommes, de conquérir des terres cultivables. L'épopée a commencé aux temps anciens, avec les Romains qui captaient les sources et en acheminaient l'eau vers Arles Elle s'est poursuivie sous l'influence de l'abbaye de Montmajour au X et XIe siècle, a pris toute son ampleur avec l'édification de l'abbaye cistercienne Ste Marie au XIIe siècle dont les abbesses appelées Dames de Mollégès assurèrent une gestion "énergique" jusqu'au XVe siècle. Mais les malheurs du temps ont sévi ici comme ailleurs; le village s'est recroquevillé sur ses problèmes que l'on peut suivre dans les délibérations du conseil de la communauté. Puis ce fut la Révolution de 1789 et l'histoire de Mollégès commença à se confondre avec l'histoire régionale.

La véritable révolution fut agricole avec, au XIXe siècle, l'introduction de la mécanisation et celle du chemin de fer sans oublier, après la deuxième guerre mondiale, l'assèchement des paluds.



A l'époque romaine, l'essentiel du terroir est couvert de marais si bien qu'on s'y déplace en barque ; seule la partie sud, la plus proche des collines du Contras et de la voie romaine Italie-Espagne (via domitia) est utilisée. Une villa romaine est implantée au lieu dit "la gare" et l'aqueduc qui achemine l'eau des sources du Nord des Alpilles à Arles emprunte son territoire. Les restes de cet ouvrage sont encore visibles aujourd'hui en plusieurs endroits dans notre commune.

Au début du millénaire, Mollégès n'est encore qu'un îlot d'où émergent quelques cabanes et bergeries autour de la chapelle St Thomas que l'on peut voir aujourd'hui encore dans l'enceinte du cimetière. On y a trouvé une pierre de bénitier déposée en 1930 dans les réserves archéologiques de l'hôtel de Sade à St Rémy. Celle ci semble être un autel votif, dédié à la déesse Terre, élevé peut être, au moment des travaux d'assèchement faits par les Romains. A cette époque, le territoire de Mollégès fait partie d'une enclave du diocèse d'Arles dans celui d'Avignon et appartient à l'abbaye de Montmajour.

Le plus ancien texte mentionnant le nom de Mollégès (Mollegesio) est une bulle d'Innocent III de 1204. En 1210 l'Empereur Othon IV rappelant, pour les confirmer, les concessions accordées à l'abbaye de Montmajour en 963 par le Comte Boson, cite : honorem Santi Petri aput Moleges.

Les moines continuent les travaux d'assèchement et construisent une église dédiée à leur saint Patron : St Pierre-es-liens. Elle avait l'aspect d'une église fortifiée dont Violet le Duc nous a laissé la description. On pense que les pères pontifes ont participé à cette édification car le sous-sol était renforcé par de nombreux pilotis. Progressivement, l'habitat se déplace vers l'ouest et au XIIe siècle il se regroupe autour de l'abbaye qui vient de se construire.

La période révolutionnaire a été, semble-t-il, assez calme : peu ou pas de troubles. En 1791 les biens de l'abbaye et la chapelle des Pénitents sont sécularisés et mis en vente avec ceux des émigrés. Quelques "ménagers" ou négociants de Mollégès en achètent une partie mais la plupart des biens sont acquis par des hommes de loi de St Rémy et de Tarascon.

Au début du XVIIIe siècle, alors que la plupart des habitants résident encore à l'intérieur des remparts, deux hameaux apparaissent aux lieux appelés aujourd'hui la gare et le grand pont. En 1850 une école de garçons voit le jour. En 1857, l'église du XIIe, siècle menaçant ruine, est démolie puis remplacée par une nouvelle construction de style romano- byzantin.

La deuxième partie du siècle est marquée par une mutation économique due à l'arrivée du canal d'irrigation dit des Alpines. De la culture des céréales, on passe progressivement à celle des primeurs d'autant que la construction du réseau ferroviaire et en particulier de la ligne Orgon - St Rémy en 1872, permet l'expédition de ces produits fragiles. Des haies de cyprès, des coupe-vent en cannes de Provence abritant les cultures du mistral transforment le paysage agricole en bocage.

Restée profondément agricole, attachée aux activités traditionnelles et conservatrice de l'âme provençale, la population était jusqu'au début des années 1960 d'environ 800 habitants. Aujourd'hui, elle est d'environ 2300 habitants grâce à une politique d'accueil et à une diversification de l'économie. L'agriculture n'est plus la source de revenus de la plupart des habitants; le tertiaire y est devenu dominant, en ce début du 21ème siècle.



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